NMTELES GUIDES DE L’ÉCOLE · NUTRITIONLes deux guidesEnglish
COLLECTION NMTE · 01/36

Nutrition
L’essentiel, au quotidien

Comprendre les nutriments. Composer ses repas. Choisir avec discernement.

Un guide pratique pour apprendre à mieux manger, avec curiosité, plaisir et confiance.

Édition française • Octobre 2026

BIENVENUE · 02/36

Mieux comprendre.
Mieux choisir.

La nutrition devient plus utile lorsqu’elle se traduit en gestes simples et durables.

Ce guide s’adresse aux adultes qui souhaitent consolider leurs connaissances et aux élèves qui débutent en nutrition. Il associe les bases du fonctionnement du corps, un panorama des nutriments et des outils pour la vie quotidienne.

Le cadre de lecture

Les repères généraux visent principalement les adultes de 18 à 65 ans en bonne santé. Ils ne constituent ni un bilan nutritionnel individuel, ni une prescription, ni un programme de perte de poids. Les quantités et les choix se modulent selon l’appétit, l’activité, la situation de vie et la santé.

Comment utiliser ce guide

Lisez une double page à la fois. Choisissez ensuite un geste à essayer, sans rechercher une alimentation parfaite. Les activités et le journal permettent d’observer vos habitudes sans compter les calories.

Une maladie, une grossesse, une allergie, une restriction importante ou des symptômes persistants justifient un accompagnement adapté. Ne modifiez pas un traitement à partir de ce guide.

Repères : S1, S4, S5. Références.

VOTRE PARCOURS · 03/36

Du savoir
à l’assiette

Quatre entrées pour trouver rapidement ce dont vous avez besoin.

COMPRENDREPAGES
Les repères essentiels04
Digestion, énergie et macronutriments05–11
Vitamines, minéraux et lecture des données12–17
METTRE EN PRATIQUEPAGES
Les familles d’aliments et les choix végétaux18–19
L’assiette et les exemples de journées20–21
Étiquettes, achats et cuisine22–24
PRENDRE DU RECULPAGES
Compléments et besoins particuliers25–26
Idées reçues et situations concrètes27–28
PASSER À L’ACTIONPAGES
Le défi de sept jours et le journal29–30
Quiz et réponses commentées31–32
Lexique et références33–35
01 / LES FONDATIONS · 04/36

Vos repères
essentiels

Des points de départ pour la semaine, pas des règles à réussir chaque jour.

LE REPÈREPOUR COMMENCER
Boire régulièrementEnviron 1 à 2 litres de boissons non sucrées par jour, principalement de l’eau.
Faire place aux végétauxViser 5 portions de légumes et fruits : 3 de légumes et 2 de fruits.
Varier les féculentsChoisir souvent des céréales complètes, en alternance avec les autres féculents.
Diversifier les protéinesAlterner légumineuses, tofu, œufs, poisson, produits laitiers et, si souhaité, viande.
Soigner les matières grassesUtiliser des huiles végétales ; intégrer de petites quantités de fruits à coque non salés.
Garder du plaisirPrendre le temps de manger et conserver une place pour les préférences et les repas partagés.

Lorsque vous changez une habitude, commencez par ce qui est accessible. Préparer de l’eau pour la journée ou ajouter un légume au repas habituel peut être plus utile qu’un changement radical difficile à tenir.

Repères : S1, S2. Références.

01 / LES FONDATIONS · 05/36

Du repas
aux cellules

La digestion transforme les aliments. Le métabolisme utilise les nutriments.

  1. Bouche

    La mastication fragmente les aliments et les mélange à la salive.

  2. Estomac et intestin grêle

    Les transformations mécaniques et les enzymes rendent de nombreux nutriments absorbables.

  3. Absorption et transport

    La paroi intestinale laisse passer les nutriments vers les circuits de transport du corps.

  4. Utilisation et réserves

    Les cellules utilisent des substrats pour produire de l’énergie, renouveler leurs structures et assurer leurs fonctions.

L’énergie n’est qu’une partie de l’histoire

Les glucides et les protéines apportent environ 4 kcal par gramme ; les lipides, environ 9. Ces valeurs décrivent un apport énergétique, pas la qualité globale d’un aliment. Les vitamines et les minéraux ne fournissent pas de calories.

Activité : décrivez un repas de la veille en nommant trois aliments et ce que chacun peut apporter. Il n’est pas nécessaire de chiffrer les calories.

Repères : S3, S6, S7. Références.

02 / LES MACRONUTRIMENTS · 06/36

Les glucides :
choisir leurs sources

Leur intérêt dépend aussi de l’aliment qui les apporte et de l’ensemble du repas.

Les glucides comprennent notamment les sucres et l’amidon. La digestion de l’amidon libère des sucres simples utilisables par l’organisme. Les céréales, les pommes de terre et les légumineuses contribuent aux apports énergétiques ; les fruits apportent aussi de l’eau, des fibres et des micronutriments.

À DISTINGUEREXEMPLES ET SENS
AmidonPain, riz, avoine, pommes de terre. La version complète conserve davantage des constituants du grain.
Sucres naturellement présentsUn fruit entier contient des sucres dans une matrice alimentaire qui apporte aussi des fibres.
Sucres libresSucres ajoutés, miel, sirops et sucres des jus. Ils se consomment facilement en quantité, surtout dans les boissons.

Trois gestes utiles

Alternez pain complet, flocons, riz ou pâtes et autres féculents. Choisissez plus souvent le fruit entier que son jus. Pour les boissons quotidiennes, faites de l’eau votre choix habituel.

Mini-défi : composez un petit-déjeuner avec un aliment céréalier, un fruit et une source de protéines, en tenant compte de vos habitudes.

Repères : S2, S3. Références.

02 / LES MACRONUTRIMENTS · 07/36

Les protéines :
construire et renouveler

Elles participent aux tissus, aux enzymes, aux transports et à de nombreuses fonctions du corps.

Les protéines sont formées d’acides aminés. Au cours de la digestion, elles sont découpées en éléments plus petits. L’organisme les réutilise pour fabriquer ses propres protéines. Manger plus de protéines ne suffit pas, à lui seul, à développer les muscles.

ORIGINEDES CHOIX À ALTERNER
VégétaleLentilles, pois chiches, haricots, tofu, tempeh ; céréales, graines et noix y contribuent aussi.
AnimaleŒufs, poissons, lait, yogourt, séré, fromage et viandes selon vos choix.

Penser diversité sur la journée

La quantité consommée, la digestibilité et la répartition des acides aminés comptent. Une alimentation végétale variée peut associer céréales, légumineuses, produits à base de soja, graines et noix. Il n’est pas nécessaire de créer une combinaison parfaite à chaque bouchée.

Exercice : remplacez une source de protéines de votre menu habituel par une autre. Comparez aussi la préparation, le prix, la praticité et le goût.

Repères : S6, S1. Références.

02 / LES MACRONUTRIMENTS · 08/36

Acides aminés
et autres substances

Comprendre leur rôle ne revient pas à recommander leur supplémentation.

Neuf acides aminés essentiels chez l’adulte

Histidine, isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine doivent être apportés par l’alimentation. D’autres peuvent être fabriqués par l’organisme ; dans certaines situations cliniques, les besoins et la capacité de synthèse peuvent évoluer.

TERME RENCONTRÉCE QU’IL FAUT DISTINGUER
Lysine, proline, arginineCe sont des acides aminés aux fonctions différentes. Leur rôle physiologique ne justifie pas une prise systématique en complément.
Cystéine et cystineLa cystine résulte de l’association de deux cystéines ; ce ne sont pas deux noms interchangeables dans tous les contextes.
Carnitine et taurineCe sont des composés liés au métabolisme des acides aminés, sans être des constituants ordinaires des protéines humaines.
Coenzyme Q10 et inositolIls ont des fonctions biologiques, mais ne se classent pas parmi les 13 vitamines reconnues.

Question critique : si une publicité décrit un mécanisme cellulaire, fournit-elle aussi une preuve de bénéfice chez des personnes comparables à vous ?

Repères : S6, S7 ; synthèse pédagogique. Références.

02 / LES MACRONUTRIMENTS · 09/36

Les lipides :
la qualité compte

Ils apportent de l’énergie et participent aux membranes et à l’absorption de certaines vitamines.

FAMILLEOÙ LES RENCONTRER ?
Mono-insaturésHuile d’olive, huile de colza, avocats et divers fruits à coque.
PolyinsaturésHuiles végétales, graines, noix et poissons selon les acides gras concernés.
SaturésBeurre, crème, certaines viandes et fromages ; huiles de coco et de palme également.
TransNotamment certains produits issus de procédés industriels ; leur présence dépend de la formulation.

Oméga-3 et oméga-6

L’acide alpha-linolénique, un oméga-3, et l’acide linoléique, un oméga-6, sont essentiels. Les noix et le colza apportent de l’alpha-linolénique. Les poissons gras apportent notamment de l’EPA et du DHA. Toutes les sources d’oméga-3 ne sont donc pas équivalentes.

En cuisine

Variez les huiles selon les usages et respectez leurs indications de cuisson. Remplacer une partie des graisses saturées par des graisses insaturées est plus pertinent que de supprimer toutes les matières grasses.

Mission : repérez les matières grasses de trois repas, y compris celles contenues dans les sauces et les produits préparés.

Repères : S3, S7. Références.

02 / LES MACRONUTRIMENTS · 10/36

Les fibres :
faire une place au végétal

Elles ne sont pas digérées comme l’amidon ; certaines sont fermentées par le microbiote intestinal.

Les fibres regroupent des composés aux propriétés différentes. Elles peuvent retenir de l’eau, influencer la texture du contenu digestif ou servir de substrat à certains micro-organismes. Leurs effets ne se résument pas à « nettoyer l’intestin ».

SOURCEUNE IDÉE SIMPLE
LégumineusesAjouter des lentilles cuites à une salade ou une soupe.
Céréales complètesEssayer des flocons d’avoine ou du pain complet selon votre tolérance.
Légumes et fruitsVarier cru et cuit ; garder la peau lorsqu’elle est comestible et bien lavée.
Noix et grainesUne petite quantité peut compléter un repas ; adapter la texture si nécessaire.

Augmenter progressivement

Une hausse rapide peut provoquer des inconforts digestifs. Introduisez de petites modifications et buvez régulièrement. En cas de symptômes persistants, d’une maladie digestive ou d’un régime thérapeutique, les conseils doivent être adaptés.

Activité : choisissez une seule source de fibres à intégrer cette semaine, puis observez le confort digestif et la facilité à maintenir ce choix.

Repères : S3. Références.

02 / LES MACRONUTRIMENTS · 11/36

L’eau,
un rendez-vous régulier

L’hydratation dépend des boissons, de l’eau des aliments et des pertes de l’organisme.

L’eau participe au transport, à la régulation thermique et aux réactions biologiques. Les besoins varient notamment avec la chaleur, l’activité, l’état de santé et les pertes digestives. L’objectif n’est pas de boire le plus possible.

Installer une routine souple

  1. Rendre l’eau accessible

    Garder un verre ou une gourde près de soi, si cela vous aide.

  2. Créer des occasions

    Boire au lever, aux repas et pendant les pauses, sans attendre un horaire rigide.

  3. Ajuster au contexte

    Prévoir davantage d’occasions de boire lors d’une journée chaude ou active.

Et le café ?

Le café et le thé contribuent à l’hydratation ; la caféine reste à modérer selon la tolérance et la situation. Les boissons énergisantes ne sont pas une stratégie d’hydratation de base. L’alcool ne répond pas à un besoin nutritionnel.

Petit test : identifiez les moments où vous oubliez de boire. Choisissez un rappel concret plutôt qu’un objectif excessif.

Repères : S1, S2. Références.

03 / LES MICRONUTRIMENTS · 12/36

Vitamines A, D, E, K :
les liposolubles

Elles ont des rôles distincts ; leur absorption est liée aux lipides.

VITAMINEGRANDS RÔLESSOURCES ALIMENTAIRES
AVision, différenciation cellulaire, immunité.Œufs, produits laitiers ; caroténoïdes dans carotte, courge et légumes verts.
DMétabolisme du calcium et santé osseuse.Poissons gras, jaune d’œuf ; certains aliments enrichis. La peau en synthétise sous UVB.
EProtection des membranes contre l’oxydation.Huiles végétales, amandes et autres graines ou fruits à coque.
KFonctionnement normal de la coagulation ; protéines osseuses.Légumes verts à feuilles et autres aliments selon la forme de vitamine K.

Des nuances importantes

La vitamine D se trouve dans peu d’aliments en quantité importante. Cela ne permet pas de déterminer seul une dose de supplément. Pour la vitamine A, distinguez le rétinol préformé des caroténoïdes : les précautions ne sont pas identiques.

À retenir : une vitamine utile ne devient pas plus utile sans limite. La situation individuelle compte davantage qu’un argument « antioxydant » ou « immunité ».

Repères : S8, S9, S10 ; S7. Références.

03 / LES MICRONUTRIMENTS · 13/36

Les vitamines B :
une équipe de fonctions

Elles contribuent à des réactions métaboliques. Elles n’apportent pas elles-mêmes de calories.

NOMFONCTIONS GÉNÉRALESOÙ CHERCHER ?
B1 / thiamineMétabolisme énergétique et fonction nerveuse.Céréales complètes, légumineuses, porc.
B2 / riboflavineRéactions d’oxydoréduction et métabolisme.Laitages, œufs, amandes, divers aliments.
B3 / niacineCoenzymes impliquées dans les réactions énergétiques.Viandes, poissons, arachides, céréales.
B5 / acide pantothéniqueConstituant de la coenzyme A.Très largement répartie dans l’alimentation.
B6 / pyridoxine et formes apparentéesMétabolisme des acides aminés, fonctions nerveuses.Poissons, viandes, pois chiches, pommes de terre.
B8 / biotine, aussi appelée B7Réactions enzymatiques, dont le métabolisme des nutriments.Œufs cuits, noix, légumineuses et autres aliments.

Un produit « énergie » peut cumuler plusieurs vitamines avec d’autres compléments. Additionnez les apports avant de comparer des produits. Le terme « hydrosoluble » ne signifie pas « sans danger à toute dose ».

Repères : S7, S11. Références.

03 / LES MICRONUTRIMENTS · 14/36

C, folates et B12 :
trois repères distincts

Leur rôle est important, mais les aliments qui les apportent ne sont pas interchangeables.

VITAMINERÔLE ET SOURCESPOINT D’ATTENTION
CSynthèse du collagène, fonction antioxydante et absorption du fer non héminique. Poivrons, agrumes, kiwi, choux.Les mégadoses ne remplacent pas une alimentation variée et peuvent provoquer des effets indésirables.
B9 / folatesDivision cellulaire et formation des cellules sanguines. Légumes verts, légumineuses et divers aliments.L’acide folique en supplément a une place particulière avant et pendant le début de grossesse : anticiper avec un professionnel.
B12 / cobalaminesFonctionnement nerveux, globules rouges et synthèse de l’ADN. Sources animales ou aliments enrichis.En alimentation végétalienne, une supplémentation fiable en B12 est nécessaire ; les algues ou aliments fermentés ne constituent pas une garantie.

Ne pas diagnostiquer une carence avec une liste de symptômes

La fatigue, les difficultés de concentration ou les fourmillements peuvent avoir plusieurs causes. Un professionnel évalue les habitudes, les facteurs de risque et, si nécessaire, les examens utiles. Une carence confirmée se prend en charge selon sa cause.

Repères : S4, S12, S13, S14, S15. Références.

03 / LES MICRONUTRIMENTS · 15/36

Les minéraux :
des besoins variés

Ils interviennent notamment dans la structure osseuse, les échanges et les réactions enzymatiques.

MINÉRALFONCTION GÉNÉRALEEXEMPLES DE SOURCES
CalciumStructure des os et des dents ; contraction musculaire.Laitages, boissons enrichies, certains tofus et eaux riches en calcium.
PhosphoreOs, membranes et molécules énergétiques.Laitages, protéines animales ou végétales, céréales.
MagnésiumRéactions enzymatiques, fonctions musculaires et nerveuses.Noix, graines, céréales complètes, légumineuses.
PotassiumÉquilibre cellulaire et fonctionnement neuromusculaire.Légumes, fruits, pommes de terre, légumineuses.
Sodium et chlorureÉquilibre hydrique et fonctions nerveuses.Sel et aliments salés ; le sodium est aussi présent naturellement.

Le sel reste un sujet de quantité

Le sel marin, le sel rose et le sel ordinaire apportent tous du sodium. Leurs différences ne permettent pas de consommer librement l’un d’eux. Pour réduire le sel, regardez aussi le pain, les sauces, les bouillons et les produits préparés.

Activité : choisissez un condiment ou un produit préparé et comparez sa teneur en sel à celle d’un équivalent.

Repères : S3, S7, S15. Références.

03 / LES MICRONUTRIMENTS · 16/36

Les oligo-éléments :
petites quantités, vrais rôles

Le terme décrit des besoins faibles en quantité, pas une importance moindre.

ÉLÉMENTRÔLES ET SOURCESNUANCE UTILE
FerTransport de l’oxygène. Viandes, légumineuses, tofu, graines.L’absorption varie selon la forme du fer et la composition du repas.
IodeFabrication des hormones thyroïdiennes. Sel iodé, poissons, laitages selon leur composition.Les algues peuvent en apporter des quantités très variables ou excessives.
ZincFonctions enzymatiques, immunité, renouvellement cellulaire. Viandes, laitages, légumineuses, graines.L’absorption des sources végétales dépend notamment des phytates.
SéléniumSélénoprotéines, fonctions antioxydantes et thyroïdiennes. Poissons, œufs, divers aliments.La teneur varie avec l’origine et les sols ; éviter les fortes doses non indiquées.
Cuivre et manganèseCofacteurs enzymatiques. Noix, graines, céréales complètes, légumineuses.La diversité alimentaire est plus utile qu’une chasse à chaque élément.
MolybdèneCofacteur de certaines enzymes. Légumineuses et céréales, notamment.Les besoins sont faibles ; supplémentation systématique non justifiée.

Repères : S7, S14, S15 ; repères généraux. Références.

03 / LES MICRONUTRIMENTS · 17/36

Lire une valeur
sans lui faire dire trop

Un chiffre nutritionnel dépend du produit, de la portion et du référentiel utilisé.

  1. Identifier l’aliment exact

    Cru ou cuit ? Nature ou enrichi ? Égoutté ou non ? La comparaison doit porter sur des produits comparables.

  2. Lire l’unité

    Une valeur pour 100 g n’est pas une valeur par portion. Un milligramme correspond à 1 000 microgrammes.

  3. Regarder l’origine des données

    Une base officielle, l’étiquette du produit et une estimation de recette ne répondent pas exactement à la même question.

  4. Interpréter la référence

    Un pourcentage affiché sur une étiquette n’est ni un diagnostic, ni une mesure personnalisée de vos besoins.

Exemple de calcul, avec des chiffres fictifs

Un produit indique 8 g de protéines pour 100 g. Une portion de 150 g en apporte 8 × 1,5 = 12 g. Le calcul informe sur la quantité, mais pas sur la qualité globale du repas.

Pour explorer la composition des aliments disponibles en Suisse, utilisez la Base de données suisse des valeurs nutritives. Vérifiez toujours l’intitulé exact avant de comparer.

Repères : S5, S7, S16. Références.

04 / CHOISIR SES ALIMENTS · 18/36

Les familles
se complètent

Aucune famille ne résume l’alimentation. Chaque repas s’inscrit dans une journée et une semaine.

FAMILLECE QU’ELLE PEUT APPORTERUN CHOIX PRATIQUE
Légumes et fruitsEau, fibres, vitamines et minéraux.Varier couleurs, textures et modes de préparation.
Céréales et pommes de terreÉnergie, amidon ; fibres selon le produit.Avoine, pain complet, riz, polenta, pommes de terre.
Légumineuses et sojaProtéines, fibres et divers micronutriments.Lentilles, haricots, pois chiches, tofu nature.
Laitages et alternatives adaptéesProtéines et calcium selon le produit.Comparer composition et enrichissement des alternatives.
Œufs, poissons et viandesProtéines et apports spécifiques selon l’aliment.Alterner les sources ; limiter la place des produits carnés transformés.
Huiles, noix et grainesAcides gras et divers micronutriments.Huiles végétales et petite quantité de noix non salées.

Mission : identifiez deux aliments faciles à stocker qui vous aideraient à composer un repas lorsque vous manquez de temps.

Repères : S1, S2, S3. Références.

04 / CHOISIR SES ALIMENTS · 19/36

Plus de végétal,
avec méthode

Augmenter la place du végétal ne demande pas de changer toute votre cuisine.

Trois portes d’entrée

  1. Une recette familière

    Préparer une bolognaise de lentilles ou un curry de pois chiches plutôt qu’une recette entièrement nouvelle.

  2. Une base pratique

    Conserver des légumineuses cuites, du tofu et des céréales pour assembler un repas.

  3. Une vraie comparaison

    Comparer protéines, calcium et enrichissement lorsque vous remplacez un produit laitier.

Une boisson à l’avoine, une boisson au soja et du lait n’ont pas automatiquement les mêmes teneurs en protéines, calcium ou vitamines. Vérifiez les données du produit. Une alternative non enrichie ne remplace pas à elle seule tous les apports du lait.

Éviter les raccourcis

« Végétal », « bio » et « naturel » ne suffisent pas à décrire l’équilibre d’un produit. Une liste d’ingrédients courte ne dit pas non plus tout de ses apports.

Défi : construisez un repas végétal rassasiant avec légumes, féculent et source de protéines, puis adaptez la quantité à votre faim.

Repères : S4, S13, S1 ; activité originale. Références.

05 / COMPOSER SES REPAS · 20/36

Une assiette,
plusieurs possibilités

Une structure simple permet de varier sans refaire tous les calculs.

Légumes / fruitsFéculentsSource de protéines
Composition indicative ; proportions à adapter.

Trois composantes à repérer

Un légume ou un fruit, un aliment farineux et une source de protéines structurent un repas principal. Les proportions restent souples et se modulent selon les aliments, les besoins et l’appétit. Ajoutez de l’eau et une matière grasse adaptée à la préparation.

À essayer : dans un plat de pâtes à la tomate, identifiez les composantes présentes. Vous pourriez ajouter des légumes et une source de protéines selon votre recette et ce que vous mangerez dans la journée.

Repères : S17 ; schéma original NMTE, sans proportion prescrite. Références.

05 / COMPOSER SES REPAS · 21/36

Deux journées
pour trouver des idées

Des exemples modulables, sans objectif calorique ni promesse de résultat.

MOMENTJOURNÉE AJOURNÉE B
MatinFlocons d’avoine, yogourt nature, poire et quelques noix.Pain complet, œuf, fruit et boisson non sucrée.
MidiSalade de lentilles et boulgour, légumes de saison, vinaigrette au colza.Pommes de terre, poisson ou tofu, légumes cuits, huile selon la préparation.
SoirRiz, tofu sauté et légumes ; laitage ou alternative adaptée selon la journée.Soupe de légumes enrichie de haricots blancs, pain, yogourt nature.
Selon la faimFruit, laitage, pain ou autre collation adaptée.Une collation est possible, sans être obligatoire.

Ce que ces exemples ne déterminent pas

Ils n’indiquent ni vos portions personnelles, ni la couverture exacte de tous vos besoins. Un repas peut être plus petit ou plus important selon l’appétit, l’activité et les autres repas. Les produits choisis et les quantités changent les apports.

Votre tour : gardez la structure d’un repas et remplacez un ingrédient par un aliment de saison, une préférence culturelle ou une option plus économique.

Repères : Exemples et activités originaux NMTE ; principes S17. Références.

06 / AU QUOTIDIEN · 22/36

Lire une étiquette
en quatre regards

La face avant attire l’œil ; les données permettent de comparer.

  1. Le produit et ses ingrédients

    Regarder ce qu’il contient réellement et les allergènes signalés.

  2. La même base

    Comparer pour 100 g ou 100 ml, puis calculer votre portion si cela aide.

  3. Les points utiles

    Selon le produit : protéines, fibres lorsqu’elles sont indiquées, sucres, graisses saturées et sel.

  4. Le contexte

    Un aliment est un élément du repas, pas un verdict sur la journée.

EXEMPLE FICTIFPRODUIT APRODUIT B
Portion réellement mangée30 g50 g
Sel pour 100 g1,2 g0,8 g
Sel dans cette portion0,36 g0,40 g

B contient moins de sel à poids égal, mais la portion plus grande en apporte légèrement davantage. Les deux lectures sont utiles : composition et quantité consommée.

Exercice : comparez deux produits que vous achetez déjà. Choisissez celui qui répond le mieux à votre usage, sans chercher un produit parfait.

Repères : S16 ; calculs et exemple originaux. Références.

06 / AU QUOTIDIEN · 23/36

Des achats simples,
un budget maîtrisé

L’organisation peut aider davantage que la recherche d’aliments rares ou coûteux.

Une base à adapter à votre foyer

LE PLACARDLE RÉFRIGÉRATEUR / CONGÉLATEUR
Flocons, riz, pâtes, pain selon la conservation.Légumes frais de saison ou surgelés nature.
Lentilles sèches ou légumineuses en conserve.Œufs, tofu, laitages ou alternatives adaptées.
Tomates en conserve, herbes et épices.Fruits selon les achats et les préférences.
Huile de colza ou d’olive, noix non salées.Poisson ou autres protéines selon vos choix.

Cinq questions avant de remplir le panier

Quels repas faut-il vraiment prévoir ? Que reste-t-il à utiliser ? Quel ingrédient pourra servir deux fois ? Quelle solution rapide évitera un achat de dépannage ? Quel prix au kilo permet une comparaison juste ?

Mission : préparez une liste pour trois repas en réutilisant deux ingrédients. Exemple : lentilles en salade puis en soupe, légumes au four puis dans une omelette.

Repères : Outils d’organisation originaux ; S2, S3. Références.

06 / AU QUOTIDIEN · 24/36

Préparer, conserver,
savourer

La qualité nutritionnelle et la sécurité alimentaire vont ensemble.

LE GESTELA RAISON
LaverSe laver les mains, nettoyer les surfaces et laver les végétaux consommés crus.
SéparerÉviter le contact entre aliments crus à risque et aliments prêts à manger ; utiliser des ustensiles propres.
Cuire suffisammentRespecter les indications de cuisson, particulièrement pour la volaille et les produits sensibles.
RéfrigérerNe pas laisser les denrées périssables ou les restes longuement à température ambiante ; respecter la chaîne du froid.

Préserver sans rechercher la perfection

Variez aliments crus et cuits. Les transformations peuvent diminuer certains nutriments sensibles et en rendre d’autres plus accessibles. Une cuisson courte adaptée au produit et l’utilisation de l’eau de cuisson dans une soupe peuvent être utiles.

Les haricots secs demandent une préparation et une cuisson appropriées : suivez des consignes fiables ou choisissez une conserve prête à l’emploi. Les légumineuses crues ne sont pas une alternative à leurs versions cuites.

Activité : observez votre prochain rangement de courses. Quels produits doivent rejoindre le froid en priorité ?

Repères : S18 ; conseils pratiques de préparation. Références.

07 / PRENDRE DU RECUL · 25/36

Les compléments :
une question ciblée

Ils peuvent répondre à un besoin précis ; ils ne remplacent pas l’alimentation.

  1. Définir le besoin

    Quel nutriment, pour quelle raison et sur quelle base ? Un symptôme isolé ne suffit pas.

  2. Faire l’inventaire

    Inclure gélules, poudres, boissons enrichies et produits « énergie » ou « beauté ».

  3. Vérifier les précautions

    Traitements, maladie, grossesse, dose cumulée et durée comptent.

  4. Réévaluer

    Une prise débutée pour une raison ponctuelle ne doit pas devenir automatique sans réexamen.

En Suisse, les compléments alimentaires sont des denrées alimentaires, et non des médicaments. Ils ne sont pas destinés à traiter les maladies. Certaines situations justifient une attention spécifique, notamment la B12 en alimentation végétalienne et l’acide folique autour d’un projet de grossesse.

Préparer une question au professionnel

« Voici les produits que je prends, leurs doses et la durée. Ce complément est-il indiqué dans mon cas ? Comment vérifier son utilité et à quel moment réévaluer ? »

Ne remplacez jamais un traitement prescrit par un complément sur la seule base d’un témoignage, d’une publicité ou de ce guide.

Repères : S4, S19, S11. Références.

07 / PRENDRE DU RECUL · 26/36

Quand les besoins
demandent une adaptation

Les repères généraux ont des limites : certaines situations méritent un conseil personnalisé.

SITUATIONLE BON RÉFLEXE
Projet de grossesse, grossesse, allaitementAnticiper les besoins spécifiques, les compléments indiqués et les règles de sécurité alimentaire avec un professionnel.
Enfance et adolescenceUtiliser des recommandations adaptées à la croissance ; les portions d’adulte ne se transposent pas automatiquement.
Après 65 ans, baisse d’appétitSurveiller la variété, l’hydratation, les apports protéiques et une perte de poids non souhaitée.
Alimentation végétalienneAssurer la B12 et organiser les autres apports ; accompagnement particulièrement important aux âges ou situations sensibles.
Maladie, chirurgie, traitementAdapter les conseils aux contraintes médicales et aux interactions possibles.
Allergie ou évictions multiplesFaire confirmer les restrictions utiles et éviter de supprimer plusieurs groupes sans solution de remplacement.

Si manger devient une source importante de peur, de culpabilité ou de restrictions, un accompagnement professionnel peut aider. Le but de ce guide est de rendre les choix plus simples, pas de renforcer le contrôle.

Repères : S4, S5 ; cadre pédagogique. Références.

07 / PRENDRE DU RECUL · 27/36

Six idées reçues
à regarder autrement

Une formule séduisante n’est pas toujours une information complète.

L’IDÉE REÇUEUNE LECTURE PLUS JUSTE
« Une vitamine me donnera forcément de l’énergie. »Elle peut participer au métabolisme sans apporter de calories ni corriger une fatigue de cause inconnue.
« Les glucides font toujours grossir. »Le contexte alimentaire, les quantités et les habitudes comptent ; fruit, avoine et soda n’ont pas la même place.
« Le jus remplace toujours le fruit. »Le fruit entier apporte sa matrice et davantage de fibres ; les sucres du jus sont des sucres libres.
« Naturel signifie sans risque. »La substance, la dose, les interactions et la situation individuelle déterminent aussi le risque.
« Un seul superaliment suffit. »Aucun aliment ne couvre à lui seul la diversité des besoins ; des aliments ordinaires peuvent très bien se compléter.
« Il faut détoxifier le corps par une cure. »Le foie et les reins assurent des fonctions d’élimination ; une cure commerciale n’est pas une nécessité nutritionnelle générale.

Activité : choisissez une publicité nutritionnelle. Séparez le fait biologique, le bénéfice promis et ce qui manque pour évaluer cette promesse.

Repères : S3, S4, S7 ; exercices originaux. Références.

08 / APPRENDRE EN PRATIQUANT · 28/36

Trois situations,
vos choix

Il peut exister plusieurs solutions adaptées. Cherchez un raisonnement clair plutôt qu’une réponse parfaite.

Cas 1 / Le déjeuner pressé

Sam mange souvent seulement du pain et une soupe de légumes au bureau. Quels ajouts simples permettraient de mieux structurer ce repas sans augmenter fortement le temps de préparation ? Proposez deux options et vérifiez les conditions de conservation.

Cas 2 / La boisson végétale

Alex remplace le lait par une boisson au riz non enrichie et pense que les apports sont identiques. Quelles informations de l’étiquette faut-il comparer ? Quels apports ne peut-on pas supposer équivalents ?

Cas 3 / La fatigue et les gélules

Léa est fatiguée et souhaite cumuler un multivitamines, un magnésium-B6 et une boisson « énergie ». Quelle vérification faut-il faire avant toute prise ? Pourquoi la fatigue ne prouve-t-elle pas un manque de vitamines ?

Mon choix pour un des cas :
L’information que je dois encore vérifier :

Les propositions de correction se trouvent en page 32. Elles ne constituent pas des prescriptions individuelles.

Repères : Situations fictives et activités originales NMTE. Références.

08 / PASSER À L’ACTION · 29/36

Sept jours,
un peu plus de clarté

Un défi d’observation, sans pesée, sans restriction et sans classement des aliments en « bons » ou « mauvais ».

JOURL’EXPÉRIENCELA QUESTION À VOUS POSER
01Observer une journée habituelle.Qu’est-ce qui fonctionne déjà ?
02Créer un rappel pour boire.Quel moment est le plus pratique ?
03Ajouter un végétal au repas.Quelle option est facile et agréable ?
04Essayer une légumineuse.Sous quelle forme ai-je envie de la remanger ?
05Comparer deux étiquettes.La portion change-t-elle ma lecture ?
06Préparer une base pour deux repas.Ai-je réduit le temps ou le gaspillage ?
07Faire le bilan sans se juger.Quel seul geste vais-je garder ?
Le geste à conserver et ce qui m’aidera à le rendre facile :

L’objectif est d’apprendre ce qui convient à votre quotidien. Un changement modeste et durable compte davantage qu’une semaine parfaite suivie d’un abandon.

Repères : Programme pédagogique original NMTE. Références.

08 / VOTRE CARNET · 30/36

Mon journal
d’observation

Une page à imprimer pour un repas ou une journée. Pas de calories, de jugement ni de score.

Date et contexte :
Ce que j’ai mangé et bu :
Ce qui m’a plu ou rassasié :
Ce qui a facilité ou compliqué le repas :
Une source de végétaux que j’ai repérée :
Une source de protéines que j’ai repérée :
Le petit changement que je souhaite essayer :

Repères : Carnet original NMTE. Références.

09 / VÉRIFIER SES REPÈRES · 31/36

Le quiz
des essentiels

Douze questions pour réviser. Notez A ou B, puis consultez la page suivante.

  1. Un fruit entier et son jus ont-ils toujours la même place nutritionnelle ?

    A. Oui, sans nuance. B. Non, la matrice et les fibres diffèrent.

  2. Les vitamines apportent-elles directement des calories ?

    A. Oui. B. Non.

  3. Quelle option apporte des protéines et des fibres ?

    A. Les lentilles. B. L’huile d’olive.

  4. Une boisson végétale remplace-t-elle toujours tous les apports du lait ?

    A. Oui. B. Non, il faut lire sa composition.

  5. Une limite supérieure de sécurité est-elle une dose à atteindre ?

    A. Non. B. Oui.

  6. Que vérifier avant de cumuler des compléments ?

    A. Seulement leur couleur. B. Les ingrédients, doses et prises cumulées.

  7. Quelle vitamine nécessite une source fiable en alimentation végétalienne ?

    A. La B12. B. La vitamine K uniquement.

  8. Faut-il augmenter très rapidement les fibres ?

    A. Toujours. B. Mieux vaut généralement progresser selon la tolérance.

  9. Pour comparer deux étiquettes, quelle base est utile ?

    A. La même quantité, puis la portion consommée. B. Le format du paquet seulement.

  10. Un aliment sans odeur suspecte est-il forcément sans risque ?

    A. Oui. B. Non.

  11. Une fatigue permet-elle de diagnostiquer soi-même une carence ?

    A. Non. B. Oui.

  12. Un repas doit-il être parfait pour contribuer à une alimentation équilibrée ?

    A. Oui. B. Non, l’ensemble des habitudes compte.

Voir les réponses

Repères : Évaluation formative originale NMTE. Références.

09 / COMPRENDRE SES RÉPONSES · 32/36

Le corrigé
raisonné

Chaque erreur indique une notion à revoir, sans jugement.

1 · B

Le fruit entier conserve une structure et des fibres que le jus n’apporte pas de la même façon.

2 · B

Les vitamines participent à des fonctions biologiques, mais ne fournissent pas de calories.

3 · A

Les lentilles associent notamment protéines, amidon et fibres.

4 · B

Protéines, calcium et enrichissement varient fortement selon le produit.

5 · A

Une limite de sécurité ne décrit pas un besoin à couvrir.

6 · B

Un même nutriment peut être présent dans plusieurs produits.

7 · A

La B12 doit être assurée de façon fiable ; les sources végétales non enrichies ne suffisent pas.

8 · B

Une progression et une hydratation adaptées facilitent souvent la tolérance.

9 · A

La comparaison à poids égal et la lecture par portion se complètent.

10 · B

Certains risques ne modifient ni l’odeur ni l’apparence.

11 · A

La fatigue a plusieurs causes possibles ; elle peut demander une évaluation.

12 · B

La diversité et la régularité comptent dans la durée.

Retour sur les trois situations de la page 28

Cas 1 : ajouter des haricots dans la soupe, ou un œuf/tofu avec le pain ; adapter les quantités à la faim et transporter les denrées périssables au froid. Cas 2 : comparer protéines, calcium et enrichissement, sans supposer une équivalence. Cas 3 : lister toutes les prises et leur B6 cumulée, puis demander conseil ; une fatigue persistante mérite une évaluation plutôt qu’un cumul automatique de produits.

Repères : Synthèse des notions du guide. Références.

10 / POUR ALLER PLUS LOIN · 33/36

Le petit lexique

Des mots utiles pour lire les contenus nutritionnels avec plus d’autonomie.

MOTSENS DANS CE GUIDE
BiodisponibilitéPart d’un nutriment qui devient disponible pour son utilisation par l’organisme.
CarenceInsuffisance d’un nutriment avec des conséquences biologiques ou cliniques ; elle ne se déduit pas d’un simple ressenti.
EnrichissementAjout de nutriments à un aliment ; leur présence et leurs quantités doivent être vérifiées sur le produit.
EssentielNutriment qui doit être apporté par l’alimentation car l’organisme n’en fabrique pas suffisamment.
MacronutrimentsGlucides, lipides et protéines, consommés en quantités relativement importantes.
MicronutrimentsVitamines et minéraux nécessaires en plus petites quantités.
Microbiote intestinalEnsemble des micro-organismes vivant dans l’intestin.
PortionQuantité d’un aliment ; sa définition dépend du contexte et du repère utilisé.
Sucres libresSucres ajoutés ainsi que ceux du miel, des sirops et des jus.
Valeur de référenceRepère pour des groupes de population ; pas un besoin individuel mesuré.

Le mot « naturel » décrit une origine ou une présentation ; il ne permet pas de conclure à l’efficacité, à la sécurité ni à la nécessité d’un produit.

Repères : S3, S5, S7. Références.

10 / LES RÉFÉRENCES · 34/36

Les sources
pour vérifier

Une sélection de références publiques et institutionnelles consultées le 17 octobre 2026.

  1. S1 · OSAV
    Recommandations nutritionnelles suisses pour les adultes de 18 à 65 ans. Base actualisée en 2024.
    https://www.blv.admin.ch/fr/recommandations-nutritionnelles-suisses-adultes
  2. S2 · Société Suisse de Nutrition
    Recommandations nutritionnelles suisses, version longue.
    https://www.sge-ssn.ch/media/4sintpm3/recommandations-nutritionnelles_version-longue_f.pdf
  3. S3 · Organisation mondiale de la Santé
    Alimentation saine. Fiche du 26 janvier 2026.
    https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/healthy-diet
  4. S4 · OSAV
    Besoins en compléments alimentaires.
    https://www.blv.admin.ch/fr/besoins-en-complements-alimentaires
  5. S5 · OSAV
    Valeurs nutritionnelles de référence suisses.
    https://www.blv.admin.ch/fr/valeurs-nutritionnelles
  6. S6 · ANSES
    Protéines : rôle, sources et apports recommandés. 22 décembre 2025.
    https://www.anses.fr/fr/content/proteines-role-sources-et-apports-recommandes
  7. S7 · EFSA
    Valeurs nutritionnelles de référence : notions et ressources.
    https://www.efsa.europa.eu/en/topics/topic/dietary-reference-values
  8. S8 · NIH / Office of Dietary Supplements
    Vitamin D: Fact Sheet for Health Professionals.
    https://ods.od.nih.gov/factsheets/VitaminD-HealthProfessional/
  9. S9 · NIH / Office of Dietary Supplements
    Vitamin E: Fact Sheet for Health Professionals.
    https://ods.od.nih.gov/factsheets/VitaminE-HealthProfessional/
  10. S10 · NIH / Office of Dietary Supplements
    Vitamin K: Fact Sheet for Health Professionals.
    https://ods.od.nih.gov/factsheets/vitaminK-HealthProfessional/

Les repères chiffrés et les conseils généraux se rapportent aux populations visées par chaque référence. Les tableaux de fonctions des nutriments sont volontairement synthétiques et ne constituent pas des monographies cliniques.

10 / LES RÉFÉRENCES · 35/36

Une information
qui reste à jour

Les connaissances évoluent : privilégiez les pages institutionnelles et leurs versions actualisées.

  1. S11 · EFSA
    Tolerable upper intake level for vitamin B6. EFSA Journal, 2023;21(5):8006.
    https://doi.org/10.2903/j.efsa.2023.8006
  2. S12 · NIH / Office of Dietary Supplements
    Vitamin C: Fact Sheet for Health Professionals.
    https://ods.od.nih.gov/factsheets/VitaminC-HealthProfessional/
  3. S13 · NIH / Office of Dietary Supplements
    Vitamin B12: Fact Sheet for Health Professionals.
    https://ods.od.nih.gov/factsheets/Vitaminb12-HealthProfessional/
  4. S14 · NIH / Office of Dietary Supplements
    Iron: Fact Sheet for Health Professionals.
    https://ods.od.nih.gov/factsheets/Iron-HealthProfessional/
  5. S15 · NIH / Office of Dietary Supplements
    Iodine: Fact Sheet for Health Professionals.
    https://ods.od.nih.gov/factsheets/Iodine-HealthProfessional/
  6. S16 · OSAV
    Base de données suisse des valeurs nutritives.
    https://valeursnutritives.ch/fr/
  7. S17 · Société Suisse de Nutrition
    L’assiette équilibrée : principes pour composer les repas.
    https://www.sge-ssn.ch/fr/recommandations/recommandations-officielles/lassiette-equilibree/
  8. S18 · OSAV
    Hygiène et aliments : conservation et préparation.
    https://www.blv.admin.ch/fr/hygiene-et-aliments
  9. S19 · OSAV
    Compléments alimentaires : bases et aspects légaux.
    https://www.blv.admin.ch/fr/complements-alimentaires
COLLECTION NMTE · 36/36

Apprendre.
Pratiquer.
Évoluer.

La compréhension devient une ressource lorsqu’elle accompagne vos choix du quotidien.

Gardez un repère, essayez un geste, revenez à vos questions. Ce guide est un point de départ pour approfondir la nutrition dans une démarche structurée et curieuse.

Guide pédagogique • Version 1.0 • Octobre 2026
Édition française • 36 pages
Conception pour Naturopathie MTE / NMTE